Maicolpué, le voyage commence là où le tourisme s’arrête !

Arrivés après 24h de bus à Bariloche, on y trouve une ville très commerçante, touristique, avec un air de ville de Bavière (grands bâtiments en pierre noire et en bois), croisé avec Chamonix (boutiques de fringues huppées…). Après un petit resto mexicain, (et une margarita un peu chargée…), on décide de ne faire que passer et de partir à Osorno au chili le lendemain.

Le lendemain, on évacue l’idée de faire la région des lacs en louant une voiture (trop cher), et donc, on prend le bus à Osorno en ne sachant pas trop où on atterrira le soir. Le trajet est sympa (5h quand même), ça change des steppes de la Patagonie, il y a plus de variété dans les paysages. On traverse notamment une zone montagneuse, où le sol est très sablonneux (peut être le résultat d’éruptions volcaniques ?) et une forêt luxuriante.

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Ça devient une habitude, on repasse la frontière, et ça nous prend une heure et demi. Bien que que le poste Chilien soit très grand comparé aux précédents, ici pas de machine aux rayons X, ce sont les sacs alignés sur des tables avec le labrador qui les inspecte. Il marque en posant sa patte sur le sac qui contiendrait de la nourriture. Il est en effet interdit de rentrer au Chili avec de la viande, du miel, et des fruits et légumes frais, mais aussi du bois (dont l’artisanat) ou des pierres. Et oui, ce sont plus des tomates et des pommes que le chien cherche que d’autres substances illicites.

En étudiant le guide durant le trajet, on se dit qu’on irait bien voir la mer, à Maicolpué, village qui d’après le guide « vaut le détour » mais n’est décrit qu’en deux lignes J.

En arrivant à Osorno, on comprend vu la tête de la ville qu’on n’a pas du tout envie d’y rester. C’est une grande ville avec plein de commerces, qui fait très sale et pas très accueillante.

Ni une ni deux, on saute dans un collectivo (taxi partagé, un peu plus compliqué que ce qu’il n’y parait) et on arrive dans un marché couvert à l’autre bout de la ville, où on trouve un bus beaucoup plus couleur locale que ceux qu’on a pu prendre auparavant (les semis camas, bus assez confortables où on te donne à manger des chips et des gâteaux et un peu de café pour faire passer le tout).

Le type du bus nous regarde un peu bizarrement quand on lui confirme qu’on veut bien aller à Maicolpue, et on voit que pour la première fois depuis notre départ, nous sommes manifestement les seuls touristes.

Le trajet est très beau, on traverse des collines, on passe les cols à 5km/h car le bus est un peu chargé… on voit de grandes forêts d’arbres plantés qu’on ne connait pas, et on stresse un peu car le soleil commence à se coucher alors qu’on ne sait pas où on dormira. Il y a un grand décalage avec la Patagonie car ici le soleil se couche vers 21h au lieu de 23h à Puerto Natales.

Il y a toujours deux personnes dans les bus, un chauffeur et un accompagnateur, qui se charge de l’accueil, des tickets et du chargement des bagages.

Nous arrivons enfin à Maicolpue une heure et demie après, alors que le soleil baisse encore, et l’accompagnateur du chauffeur nous pose une question qu’on ne comprend pas trop, à laquelle Audrey finit par répondre par le nom de l’hôtel qu’on pensait viser.

L’accompagnateur pose ses affaires dans une maison sur le trajet, remonte dans le bus, et nous arrivons 5 minutes après à notre destination. Il descend aussi, et remonte dans un autre bus qui part en sens inverse, il nous a donc accompagné à destination J.

En arrivant à l’hôtel (Hosteria Miller – grande terrasse face à l’Océan Pacifique) Audrey applique ses quelques rudiments d’espagnol, et la gérante répond en Français. Il s’agit de Cyndie, elle est gérante pour la saison, et est aidée de Julien en woofing, et bonne nouvelle il leur reste une chambre, et en plus le repas est prêt : il n’attendait plus que nous !

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Au menu du soir, un vrai repas comme on les aime :

Pisco Sour et Vin, avec une salade de riz tomate et feves, et surtout du poisson fumé dans un bidon sur le moment. Il s’agit d’un Sierra, la chair fait penser au Thon ou à l’espadon, mais en beaucoup moins sec. Cyndie l’a acheté le matin même au port de pêche tout prêt. On n’a jamais mangé un truc pareil, c’est original et vraiment délicieux.  En dessert, tarte à la banane et un brownie très très bon !

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Le soleil finit de se coucher, la lune se lève sur l’océan, le froid retombe un peu, il est l’heure d’aller se coucher, très fiers de nous d’être arrivés jusque-là sans encombre. On s’endort bercés par le bruit des vagues (c’est fort), et on se dit que le voyage commence là où s’arrête le tourisme.

Maicolpué, c’est en fait la station balnéaire des Chiliens du coin, qui se remplit le week-end, et vide chaque soir. L’eau est très froide (8/10°), mais les gens se baignent quand même un peu, même si on a surtout vu des gens se baigner dans les rivières aux alentours.

Ce matin, en se levant, au petit dej face à la mer, il n’y avait personne sur la plage et Cyndie nous dit de guetter l’eau.

Après quelques minutes et quelques tartines de pain maison, on voit passer 4 ailerons : les dauphins sont arrivés le long de la plage. Ils y restent une bonne demi-heure, à faire des allers – retours dans l’eau. On ne les a pas vus en entier, juste leurs nageoires, le dos et la nageoire arrière, mais le moment est magique.

Après la traditionnelle lessive du dimanche (ou du vendredi, ou du samedi..), on part en direction du port, à une petite de marche. On suit la route, et la vue sur les baies est magnifique. L’eau très bleue, avec des rochers noirs, grand soleil, tout est parfait. Il ne manquait plus que les jets de baleines au loin pour compléter le tableau… Ha ben les voilà !

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En arrivant au port, on voit le poisson qu’on a mangé la veille, le Sierra. C’est un poisson long, qui doit faire un peu plus d’un mètre très allongé, qui ressemble à un barracuda.

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Les pécheurs rentrent aussi avec des énormes oursins (de la taille d’un pamplemousse), et des coquillages non identifiés.

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Autour des bateaux, les loutres guettent les déchets et se font bronzer sur les bateaux ancrés.

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On goute donc un ceviche de coquillages (coquillages crus marinés dans une sauce au citron, avec des herbes et des oignons), et des empanadas frites aux fruits de mer, un repas de rois sur le bord de la plage !

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Il est temps de rentrer si on veut arriver ce soir à notre nouvelle destination, ça sera Villarrica, près de Pucon, dans une zone un peu plus touristique. On reprend le bus, le collectivo dans l’autre sens, et on saute dans le bus qui part 5 minutes après notre arrivée. Tout s’enchaine comme sur des roulettes !

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Ces dernières 24h ont vraiment été super et on ne regrette pas d’être partis un peu plus à l’aventure !

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1 réponse

  1. David Holmes dit :

    On dirait que vous avez eu un peu de chance, mais c’est normal, elle sourit aux audacieux ! 🙂

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