Darwin, ou l’Australie sous les tropiques

Quel soulagement en sortant de l’aéroport à Darwin : ça y est il fait chaud ! Après deux semaines de camping à des températures proches de zéro, on range les vestes et on sort les shorts !
Nous récupérons notre voiture louée pour la semaine, mais quelle déception quand la dame nous dit que notre 4*4 n’est pas autorisé à aller sur les routes 4*4… Bref, on se reprend et on roule jusqu’à la ville pour y trouver notre auberge de jeunesse pour la nuit, et pour faire un gros plein de courses pour la semaine qui suit.
En effet, nous prenons la direction de deux parcs nationaux, le Kakadu et le Lietchfield, et une fois là bas, il semble qu’il soit compliqué de faire des courses. On arrive à notre auberge au moment du coucher du soleil, et on se gare sous un arbre lorsqu’arrivent des centaines voire des milliers de loriquets bien bruyants qui ont manifestement dans l’idée de dormir là. Il y en a tellement que c’est assourdissant et qu’ils obscurcissent le ciel lorsqu’ils volent. On reste gares en dessous, en ayant un peu peur de l’état de la voiture le lendemain…

Après une bonne nuit de sommeil, nous partons le lendemain pour le Kakadu national parc. La route est un peu longue depuis Darwin, mais on s’arrête en chemin dans le centre d’interprétation du Wetland et pour payer notre entrée au parc.
Tout le long de la route, on longe des zones de bush brûlé. On apprendra plus tard avec les Rangers qu’il s’agit d’une méthode ancestrale de gestion environnementale, car il vaut mieux des petits feux contrôlés, qu’un immense incendie pendant la saison sèche.  Il y a aussi de grosses et grandes termitières un peu partout. Nous sommes assez surpris, car la forêt qui longe la route est très monotone, pas très fournie, alors qu’on s’attendait à quelque chose de plus tropical et luxuriant. Mais nous serons ensuite rassures de voir qu’à chaque fois qu’on quitte la route principale, nous découvrons des endroits avec de l’eau, des animaux…

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On s’arrête aussi pour faire une petite promenade autour d’un billabong, reserve d’eau naturelle où se concentre la vie pendant la saison sèche. Sur la plateforme d’observation, Audrey regarde un peu trop en bas, et ses lunettes de soleil tombent dans l’eau, où il y a sûrement des crocodiles (comme partout dans la région) Alors on sauve les lunettes avec notre corde à linge armée du crochet de la trousse de toilette. Comme quoi, tout ce qu’il y a dans notre sac a une utilité !

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Nous continuons notre route vers un premier camping au nord est du parc, où le ranger nous accueille sympathiquement et nous indique où on peut s’installer. Le camping est immense, nous sommes au cœur des arbres, avec un foyer et des douches chaudes, que demander de plus ? Seulement, à la tombée du jour, arrivent des nuées impressionnantes de moustiques, comme nous l’avait le ranger. Audrey, prévoyante, était allée se préparer avant la tombée de la nuit, mais Vincent s’est fait copieusement attaquer… Du coup, on dîne vite en essayant de ne pas en avaler trop en ouvrant la bouche, et on se planque pour la nuit dans nos tentes.

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Le lendemain, sur conseil sur ranger, et avant de participer à une visite guidée en fin de matinée, nous partons faire un tour dans les environs de la rivière. En une heure de promenade, c’est toute la faune qui s’offre à nous : on sent d’abord l’odeur caractéristique des roussettes, grandes chauves souris diurnes, et on les voit dans les arbres, puis on observe nos premiers crocodiles.

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Dans cette région d’Australie, il y a deux espèces de crocodiles : les freshwaters, qui sont plus ou moins inoffensifs pour l’homme sauf si vraiment on les embête, et les saltwaters, qui peuvent faire plus de 6-7 m, qui eux, sont autrement plus dangereux. On les voit régulièrement avec des vaches dans la gueule….
Ceux qu’on voit sur la rive opposée de la rivière ce jour là sont manifestement des saltwaters, et même s’ils ne doivent pas être les plus gros, on se dit qu’on n’ira pas jouer autour aujourd’hui !
En rentrant, on croise un serpent mort, des tortues pas belles du tout, encore des roussettes…
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Nous partons ensuite pour faire visite guidée des peintures aborigènes qui sont dispersées un peu partout sur les roches constituant un plateau avec une magnifique vue sur les plaines. Le ranger est un très bon guide et il nous explique à la fois les techniques, les significations, l’histoire des peintures.
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Les peintures aborigènes sont toutes faites dans un esprit de transmission du savoir : elles étaient le support de leçons données aux enfants, sur la vie pratique, les valeurs…au travers d’histoires d’animaux et d’hommes, qui constituent le Dreamtime. La vue d’en haut du plateau est tout aussi sympathique, et nous voyons un petit rock wallaby qui nous observe en haut de son promontoire.

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A préciser que dans les parcs nationaux australiens, de nombreuses activités sont organisées par les Rangers : visites et petites randonnées, artisanat, méthodes de survies.. Tout ça la plupart du temps gratuitement…

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Nous suivons la route pour continuer la visite du parc, et nous arrêtons régulièrement et pendant deux jours pour admirer les billabongs, les rivières, la faune et la flore du parc Kakadu. Nous dormons dans les campings entretenus par les Rangers et nous suivons les petits chemins de randonnée un peu partout. Par contre, même si la chaleur est un peu oppressante, pas question de se baigner dans la région : trop de crocodiles menacent nos orteils !

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La seule petite déception de ces 3 jours est une cascade un peu excentrée, à plus de une heure de piste de la route principale… En arrivant, nous nous apercevons que celle ci est quasiment asséchée a cause de la saison sèche…

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Nous continuons notre semaine tropicale avec Vincent en prenant la direction du Lietchfield National Parc. Ici, changement d’ambiance : il y a du monde un peu partout, les campings sont souvent pleins à craquer, mais on finit toujours par trouver une place quelque part.
L’intérêt de ce parc, c’est son nombre impressionnant de cascades, de rivières, et surtout de trous d’eau, où nous prenons beaucoup de plaisir à plonger pour nous rafraîchir pendant nos randonnées. On y admire quelques petits poissons colorés et encore beaucoup d’oiseaux.

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Ici, pas de crocodiles, ce qui est tout de même bien plus agréable !
Nous sommes aussi impressionnés par un champ de termitières magnétiques, qui sont toute orientées dans le même sens pour ne pas trop prendre le soleil pendant la journée. De loin, avec l’alignement, on a presque l’impression d’être dans un cimetière ! D’autres termitières non loin de là, sont immenses (bien 6m de haut !)

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Nous visitons aussi une mine d’aluminium désaffectée, qui a été aménagée avec quelques panneaux explicatifs, et le dernier jour, nous allons voir la cascade star du parc, qui a un bassin immense a sa base. Ça fait un peu piscine municipale vu le monde, (et le wifi gratuit !) mais comme la piscine est grande, finalement on peut bien y nager un peu. L’endroit est aussi densément peuplé par de nombreuses roussettes qui couinent, grognent, s’agitent dans les arbres.

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Le dernier soir, nous dormons dans un camping où de nombreux kangourous jouent au crépuscule.
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La semaine se termine au rythme de nos baignades et, après un peu de route, nous rejoignons Darwin où nous quittons Vincent qui retourne à Paris après 3 semaines passées avec nous, après un petit pique-nique dans un parc en regardant une grande partie de ventriglisse ! Pour notre part, nous avons la fin de journée à occuper à Darwin, et nous en profitons pour visiter le jardin botanique (avec des jardins potagers partages et de belles orchidées), un musée très intéressant qui montre un bon gros crocodile empaille de 5m et de l’art aborigène, et on grignote au food market en bord de mer.

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