Yogyakarta, premiers jours en Indonésie.

De Sydney, nous prenons un avion pour Bali, ou nous dormons une nuit et repartons le lendemain matin tôt vers Yogyakarta, ville du centre de Java, où se concentrent étudiants et temples de toutes confessions. Les quelques heures de vol sont plaisantes, car on passe au dessus d’un nombre impressionnant de volcans.

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En arrivant à yogyakarta, pas de doute, nous sommes bien en Asie : ça grouille de partout, nous sommes sollicités de toute part : Hello, taxi, good price for you my friend… Des vélos, et surtout des motos, se croisent dans tous les sens, au millieu de la poussière, du bruit des Klaxons… Alors quand nous arrivons à la homestay où nous avons réservé, c’est avec soulagement que nous constatons que son emplacement un peu à l’écart nous épargne l’agitation de la ville.
Nous sommes accueillis chaleureusement et efficacement par les jeunes gens qui travaillent là, et qui nous expliquent tout ce qu’on peut faire à yogyakarta. Nous partons a pied dans la ville, pour découvrir un peu les lieux avant de retrouver Cécile, notre amie qui arrive le soir même pour 3 semaines de vacances.
La journée se passe tranquillement, et nous sommes étonnés par le niveau en langues étrangères des gens que nous croisons et qui nous interpellent. Parfois pour nous emmener visiter un atelier où nous pourrions dépenser notre argent dans un bel artisanat, mais aussi simplement pour savoir ce que nous faisons là et nous donner les bons conseils (tu peux aller la presque gratuitement, il suffit de passer par la sortie en donnant un billet au garde -hum hum) En tout cas, à chaque fois, dans un anglais ou même un français parfait…

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Nous visitons une rue très commerçante un peu attrape touriste, mais aussi deux ateliers très intéressants : l’un de marionnettes découpées dans du cuir, et un autre de batik, la méthode traditionnelle de teinture des tissus, qui consiste à recouvrir des zones par de la cire pour dessiner des motifs lors du trempage dans la teinture. On se fait aussi traîner dans un lowak coffee, où se vend le « café le plus cher du monde » car le grain est mangé, digéré puis rejeté dans les selles d’un mammifère ressemblant de loin à un possum, avant de torréfier.

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Pour s’en sortir, et car manifestement ceci ne se fait pas dans les conditions animales les plus favorables, on dit qu’on ne boit pas de café, ce qui simplifie la chose…
De retour a la homestay le soir, nous sommes un peu lessives par toute la circulation, les sollicitations, la poussière, mais c’est avec plaisir que nous accueillons Cecile, qui semble tout aussi voir plus déphasée que nous avec ses 30h de trajet.
Un petit Resto, et zou, au lit, pour récupérer et attaquer une bonne journée le lendemain.
Nous partons le lendemain vers le Kraton, palais du sultan, à vélo cette fois, pour voir un spectacle de musique gamelan, compose principalement de percussions, mais aussi de quelques cordes et chants.

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Au milieu de la représentation, quelle surprise de tomber nez à nez avec Alice, de Christchurch, qui nous avait hébergé en couchsurfing à notre arrivée en Nouvelle Zelande. En fait nous pensions que nous nous croiserions en indonesie, sans pouvoir nous voir, mais en fait, si :). Ni une ni deux, nous passons la journée ensemble, car elle aussi se déplace à vélo.
Nous visitons le Kraton, présente comme un palais  exceptionnel, mais nous avons du mal à comprendre ce que nous voyons, car la plupart des choses sont pas du tout expliquées, et encore moins en anglais ! On voit, tour à tour, des cadeaux officiels de toute part, des bureaux, des cours, des arbres généalogiques…

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En sortant, nous rejoignons l’hôte d’Alice, qui nous emmène déjeuner pour goûter une spécialité du coin, un curry a la jacques. Un peu trop sucré à notre goût, mais c’est intéressant de voir que ce qu’on avait pris la veille pour des abats, étaient en fait des œufs cuits dans du sucre de palme !

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Nous continuons la journée par un peu de shopping dans la rue touristique repérée la veille, on retourne avec les filles à l’atelier de Batik, pour qu’elles puissent y faire quelques achats.
Le lendemain, nous nous levons pas trop tard pour visiter le waterkastel, le complexe de piscines du roi et de la reine.

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Il s’agit de bassins autour desquels se trouvent pas mal de bâtiments dédiés à la cuisine, à la relaxation, mais aussi des salles pour se changer ou pour prier… Cette fois ci, nous prenons un guide sur place, qui nous explique précisément où nous sommes et ce que nous voyons, ce qui rend la visite bien plus intéressante et complète. En effet, il nous emmène dans des endroits à l’extérieur des piscines en elles même, et nous fait aussi visiter la mosquée souterraine, avant bien sûr de s’arrêter dans les échoppes pour touristes où « son père » ou « son frère » vendent de l’artisanat a des prix un peu élevés… Bon, c’est manifestement le système ici, et ça ne rend pas la visite moins intéressante.

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Nous partons ensuite pour visiter le temple de Prembanan, temple Hindou majeur de la région, qui date du 9ème siècle. Nous y allons en bus, et le trajet s’avère un peu plus long que prevu, mais contrairement aux tours organisés qui n’y restent qu’une petite heure, nous avons la journée entière pour en profiter. Il s’agit d’un ensemble impressionnant de stupas (plusieurs centaines), plus ou moins reconstruites (plutôt moins que plus) depuis le début des années 1900. Certaines renferment des statues a l’effigie des dieux hindous, Shiva, Durga, Ganesh.. Nous nous faisons accompagner d’un guide pour visiter l’ensemble principal, et ça nous aide bien vu la complexité des lieux et des croyances associées.

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Nous continuons la visite vers deux autres ensembles plus éloignés mais pas moins impressionnants, qui sont particulièrement déserts compares au temple principal rempli de jeunes gens qui nous demandent de se prendre en photo avec nous. Ces groupes de jeunes viennent des quatre coins de l’Indonésie, et ne sont manifestement pas habitués à voir des occidentaux.
Nous continuons le jour suivant notre visite de la région de Yogyakarta par la visite du temple de Borobudur, monastère bouddhique qui aurait plus de 1200 ans. 2 millions de blocs de pierres, sculptées en empilées en une dizaine de niveaux, représentent le chemin à emprunter pour atteindre le nirvâna. Là encore, la visite nous est décryptée par un guide, car nous n’entendons quasiment rien a la philosophie et la symbolique bouddhiste. Nous sommes impressionnés par la finesse des fresques qui suivent le chemin de pèlerinage, une suite interrompue de scènes liant le bien, le mal, bouddha et d’autres personnages…

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Le temple a été redécouvert a la fin du 19ème siècle, et restaure à ce moment là. Mais avec les saisons des pluies, le temple commençait à s’affaisser, et dans les années 70, il a été complètement démonté et remonte après la mise en place de fondations et de systèmes de drainage. De ces deux remontages, il résulte un nombre impressionnant de pierres non identifiées et donc non repositionnees, qui sont exposées dans un jardin en attendant qu’un jour peut être elles retrouvent leur emplacement initial.
Pendant la visite, nous nous prêtons encore au jeu des photos avec les locaux, principalement avec un groupe de papous en visite sur Java, qui semblent parfois plus impressionnés par notre présence que par le temple lui même.
En sortant de Borobudur, un jeune homme nous aborde en nous demandant si on veut bien se faire ramener a yogyakarta par son ami, qui s’embête tout seul dans sa voiture… On trouve l’invitation un peu louche, alors on décline…
Le soir, nous retournons a Prembanan, avec un tour réservé cette fois, pour aller voir un spectacle de danse traditionnelle, un ballet représentant l’histoire de Rama et Sita, qui se déroule avec en fond le palais magnifique de Prembanan. Nous pensions voir arriver un minibus et c’est finalement une voiture privée qui vient nous chercher. Grosse surprise pour nous quand la personne à côté du chauffeur nous explique qu’il nous connaît, car il voulait nous ramener de borobudur l’après midi même… Il nous explique qu’il s’embête vraiment en voiture, et que ça peut aussi améliorer son karma de faire des petites bonnes actions désintéressées comme celle ci… De notre côté, on se prend une belle leçon dans la tête, et on se dit qu’il faut qu’on arrête de voir des pièges à touristes et des arnaques partout…
En arrivant au ballet, on s’aperçoit que manque de pot, ce jour là a lieu un congrès de médecine, et toutes les bonnes places sont réservées. On prend tout de même des places, car c’est notre dernier jour a yogya, et nous allons dîner avec un petit buffet excellent…
Le ballet est superbe : les costumes sont d’une extrême beauté, les danses inspirées et impressionnantes, et la scénographie est créative. Nous passons donc un très bon moment, mais heureusement que nous avions un petit papier qui décryptait l’histoire, car c’est un peu tarabiscoté !

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Sur ce s’achève notre séjour à yogyakarta, et nous repartons le lendemain vers de nouvelles aventures !

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1 réponse

  1. Cécile dit :

    Ça fait plaisir de voir les photos des vacances 🙂 Une manière de repartir à Java à travers votre regard… je sens encore la fatigue à l’arrivée le premier soir, la joie de vous retrouver tout sourire tout bronzés, l’étonnement (ok, aussi la peur) devant la quantité de circulation dans les rues, la beauté du Water Castle et de Prambanan, l’amusement lors des séances photos papoues… Vous avez oublié aussi le riz à l’ail au petit déj 🙂

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